Résumés des conférences et ateliers

Conférences

Conférence plénière 1

Jean-Luc Berthier

Sciences cognitives et évolution de l’apprentissage

Depuis quelques années les sciences cognitives relatives à l’apprentissage se sont considérablement développées et ouvertes au monde scolaire et universitaire. Un rapprochement irréversible s’opère entre les connaissances actuelles sur le fonctionnement du cerveau apprenant, et les pratiques pédagogiques. Le passage « du labo à la classe » n’est pas chose aisée pour les enseignants qui se voient attribuer une mission d’expérimentation indispensable pour réaliser le transfert vers des contextes d’établissements, filières, âges d’apprenants et compétences enseignantes très divers.

Il sera présenté le contexte de l’arrivée des neurosciences cognitives, la clarification de leur contenu, les espoirs et possibles formulés, mais également leurs limites éthiques et de connaissances.

Seront abordés quelques champs majeurs de l’apprentissage, dont les mécanismes font consensus dans la communauté scientifique : mémorisation, compréhension, implication et attention. Avec en filigrane la question de l’évaluation et du recours aux outils numériques. Voies qui donnent lieu à de nombreuses mises en application, déjà pratiquées ou innovantes.

Le projet de l’association « Apprendre et Former avec les sciences cognitives » a permis à ce jour d’engager des sites expérimentaux « cogni’classes » par centaines, animés par des équipes d’enseignants du cycle 3 au post-bac et ce, dans toutes les disciplines. Avec le soutien et les attentes du monde de la recherche, et des responsables institutionnels de l’éducation.

 

 

Conférence plénière 2

Jean-Paul Narcy-Combes

Prendre en compte le cognitif, le psychologique et le social dans les dispositifs d’apprentissage des langues

Partant de cette remarque de LeDoux (2003)

« si nous partageons à la base les mêmes processus mentaux assurés par des structures cérébrales identiques, la façon dont ces processus et ces mécanismes se déroulent est déterminée par notre fond génétique propre et notre expérience de la vie »,

l’objectif de la conférence sera de mettre en évidence qu’en qui concerne les pratiques pédagogiques, les sciences cognitives et la neurophysiologie confirment surtout , au-delà des positions purement cognitives, les intuitions de chercheurs comme Bruner, Dewey, Freinet, etc.  (learning by doing) en soulignant qu’aucune pratique ne saurait être universelle.

Nous montrerons comment le passage de théories symboliques à des théories fonctionnelles conduisent à revisiter les interprétations et les représentations des construits sur lesquels notre domaine s’appuie (tels que langue, motivation, niveau, culture, interculturel, etc.). En fonction des contextes et des individus, les dispositifs peuvent donc évoluer pour prendre en compte la diversité des cheminements individuels, avec un appui plus ou moins grand sur le numérique.

LeDoux, J. (2003), Neurobiologie de la personnalité. Paris : Odile Jacob.

Conférence plénière 3

Mathieu Constant

Le traitement automatique des langues

Durant cette conférence, Mathieu Constant présentera le domaine du traitement automatique des langues, qui se trouve à la croisée des chemins entre sciences du langage et informatique. Il discutera notamment de l’évolution de la place de la linguistique dans le domaine avec la renaissance de l’intelligence artificielle. Il évoquera enfin ses travaux de recherche sur la  construction de modèles informatiques et de ressources linguistiques pour l’analyse automatique de textes.

Conférence plénière 4

Henri Le Prieult

Une grammaire, du livre à l’écran

Tenter de transformer un ouvrage physique de référence, en l’occurrence une grammaire, en une application dématérialisée accessible via un terminal nomade constitue une entreprise beaucoup plus  délicate qu’il n’y paraît. Il n’y a d’ailleurs pas de mystère, peu d’éditeurs s’y sont risqués et les applications qui répondent au mot-clé « grammaire » dans les différents stores du marché s’avèrent très éloignées du type de livre généralement désignés par ce titre.

Les enjeux et contraintes d’une telle opération relèvent a minima des dimensions suivantes : les usages que l’on souhaite rencontrer ou encourager, et les parcours proposés en conséquence ; la problématique du codage sémantique du texte explicatif grammatical et de son balisage informatique ; la granularité du discours grammatical et les choix ergonomiques qui permettent d’en faciliter l’accès; la sphère de l'(auto-)évaluation et des niveaux de certification attendus par les publics visés ; la didactique de l’exercice et les cultures qui la traversent ; enfin, le niveau d’intégration  des résultats de la recherche contemporaine, nommément de la linguistique des langues.

Ce retour d’expérience permettra de dessiner autant de pistes de réflexion, comme une prise de recul désormais indispensable vis-à-vis des technologies de l’information et de la communication pour et avec l’enseignement.

Un ouvrage de référence offre a priori le type de matériau le plus compatible avec la dématérialisation et l’interface digitale (grains d’information identifiables, indexation culturellement admise, tradition maïeutique assumée, dimension ludique potentielle, médiatisation potentiellement riche, etc.). Qu’en est-il véritablement ?

Conférence plénière 5

Bertrand Geay

 Bertrand Geay est sociologue, professeur de science politique à l’Université de Picardie. Il se veut critique des neurosciences à l’école telles qu’elles sont envisagées actuellement, et viendra partager ses travaux et réflexions sur le sujet avec nous

 

Ateliers

Atelier 1 

Jean-Luc Berthier

Atelier de mise en pratique, à la suite de la conférence plénière

Atelier 2 

Virginie Privas-Bréauté

Université de Lorraine, Laboratoire ATILF

Mise en scène du corps dématérialisé de l’apprenant : La réalité virtuelle peut-elle s’inscrire dans un paradigme enactif pour soutenir l’apprentissage des langues 

Les recherches scientifiques du 21ème siècle se sont portées sur l’avancée des découvertes en sciences cognitives, et plus particulièrement en neurosciences cognitives, soutenue par les mises au point de dispositifs médicaux de plus en plus précis destinés au recueil de données de l’activité cérébrale : IRM, (imagerie par résonance magnétique), EGG (électro-encéphalogramme) etc. Ces découvertes ont notamment permis aux enseignants de langues d’ancrer dans la réalité scientifique certaines des intuitions qu’ils avaient, à savoir, par exemple, la valeur pédagogique de l’apprentissage par l’expérience, sur les traces de John Dewey, ou les pédagogies nouvelles de Maria Montessori ou Célestin Freinet (Wilson, 2012).

Dans le sillon des découvertes du neuroscientifique Francisco Varela en 1992, Joëlle Aden (2013 ; 2017) a ainsi étudié la valeur didactique du drama, des pratiques théâtrales et, plus largement, artistiques, à partir du paradigme de l’enaction, inscrit dans les recherches autour de la cognition incarnée et des savoirs incorporés. C’est aussi dans ce paradigme que j’ai inscrit mes recherches scientifiques d’abord sur le théâtre, comme Aden, puis, pour prolonger les travaux effectués sur le paradigme enactif, sur les environnements virtuels immersifs (EVI). J’ai souhaité examiner si les EVI permettent aux apprenants d’apprendre une langue, de développer des compétences de communication sur les plans verbaux et non-verbaux, et ce à travers la création de leurs avatars, que je considère comme des métaphores modernes des corps des acteurs/ apprenants.

Je propose de définir les principes sur lesquels repose le paradigme de l’enaction inscrit dans le champ des sciences cognitives et de les appliquer au champ de la didactique des langues à travers l’utilisation de ces nouvelles technologies. Aussi, je présenterai les expérimentations menées sur le terrain, c’est-à-dire dans les EVI avec des étudiants issus de diverses universités françaises et préparant divers diplômes, à partir de travaux effectués en 2016 via Second Life (et présentés au 38ème Congrès de l’APLIUT en 2016) puis, plus récemment, d’expérimentations menées sur Sansar (version augmentée de Second Life), Google 360, mission ISS avec des casques de réalité virtuelle. Je montrerai comment ces expérimentations pédagogiques articulent théorie et pratique pour faire émerger des questions phénoménologiques quant à la valeur ajoutée des EVI dans le cadre de l’apprentissage de l’anglais (Shapiro, 2014).

Références

Aden, J. (2017). Langues et langage dans un paradigme enactif. Recherches en didactique des langues et des cultures, 14-1 (consulté le 21 mars 2017)

Aden (2013). De la langue en mouvement à la parole vivante : théâtre et didactique des langues ». Revue Langages, n°4, pp. 101 à 110

Privas-Bréauté, V. (2017). Développement cognitif et apprentissage/acquisition de l’anglais langue des affaires en IUT à travers le jeu : Utilisation des mondes virtuels. Revue Recherche et Pratiques Pédagogiques en Langue de Spécialité – Les Cahiers de l’APLIUT, « Jeux et Langues dans l’enseignement supérieur », n° 36-2

Shapiro, Lawrence (dir.) (2014). The Routledge Handbook of Embodied cognition. Oxford : Routledge.

Varela, F. (1996). Invitation aux sciences cognitives, traduction de Pierre Lavoie (1988) Paris : Editions du Seuil.

 

Atelier 3 

Jean-Luc Berthier

Atelier de mise en pratique, à la suite de la conférence plénière

Atelier 4 

Marion Warzagier et Sarah Rezenthel

IUT 1 de Grenoble

Le « Parcours culturel et professionnel » à l’IUT1 de Grenoble : expérimentation d’un dispositif pédagogique au service des compétences transversales

À l’IUT1 de Grenoble, nous avons développé en équipe un dispositif d’enseignement-apprentissage s’appuyant sur les avancées, mais aussi les limites de la « neuropédagogie » mises en lumière par les chercheurs et praticiens au cours des dernières décennies.

Le « Parcours culturel et professionnel » est en place dans les huit départements du secteur secondaire que compte notre IUT. Le département Génie Mécanique et Productique expérimente cette année un élargissement du dispositif avec une mise en place conjointe en Expression-Communication et en Anglais, où il est adapté avec quelques variantes sous le nom de « Extra-curricular activities ».

Au-delà de l’objectif commun de développer les compétences transversales et de favoriser l’intégration dans la société de l’étudiant-citoyen, en anglais l’accent est mis sur la pratique de la langue hors présentiel et la connaissance du monde anglophone.

Dans tous les cas, les méthodes pédagogiques choisies ont été largement influencées par les connaissances actuelles sur le fonctionnement du « cerveau qui apprend » et les modèles d’apprentissage validés ou développés au sein des sciences cognitives.

Concrètement, chaque étudiant effectue en autonomie des actions choisies dans une liste large et évolutive. En fin de période, il rend un livret avec les résumés et analyses de ces activités qui sont évalués.

Ce mélange de flexibilité et de contrainte permet de s’adresser aux différents « profils d’apprentissage » (Michel, 2013), tout en favorisant le développement des « intelligences multiples » (Gardner, 2005). Cela encourage également chaque étudiant à développer le goût pour la connaissance et la pratique de la langue indépendamment de son environnement d’origine, dans un contexte où la collaboration est non seulement autorisée, mais aussi encouragée, comme le préconisent les didacticiens Giordan et Develay. L’évaluation effectuée auprès des étudiants en février 2019 fait état de résultats encourageants et donne des pistes d’évolution.

L’objectif de cette communication est donc de partager le dispositif, d’enrichir la réflexion autour de cette démarche et de chercher de nouvelles pistes de développement et d’amélioration, en interaction avec tous les enseignants et les chercheurs intéressés par ce type d’expérimentation ou par ce terrain potentiel de recherche-action.

Références

Michel, François. Les 7 profils d’apprentissage, Eyrolles, 2013

Gardner, Howard. Les Intelligences Multiples, nouvelle édition, Retz, 2005

Develay, Michel. Coopérations et apprentissages, Le nouvel éducateur, N°132/10, 2001. Giordan, André. Les neurosciences : la grande illusion en éducation. En ligne : www.andregiordan.com

Atelier 5 

Virginie Privas-Bréauté

Université de Lorraine, Laboratoire ATILF

Mise en scène du corps dématérialisé de l’apprenant : La réalité virtuelle peut-elle s’inscrire dans un paradigme enactif pour soutenir l’apprentissage des langues ?

Les recherches scientifiques du 21ème siècle se sont portées sur l’avancée des découvertes en sciences cognitives, et plus particulièrement en neurosciences cognitives, soutenue par les mises au point de dispositifs médicaux de plus en plus précis destinés au recueil de données de l’activité cérébrale : IRM, (imagerie par résonance magnétique), EGG (électro-encéphalogramme) etc. Ces découvertes ont notamment permis aux enseignants de langues d’ancrer dans la réalité scientifique certaines des intuitions qu’ils avaient, à savoir, par exemple, la valeur pédagogique de l’apprentissage par l’expérience, sur les traces de John Dewey, ou les pédagogies nouvelles de Maria Montessori ou Célestin Freinet (Wilson, 2012).

Dans le sillon des découvertes du neuroscientifique Francisco Varela en 1992, Joëlle Aden (2013 ; 2017) a ainsi étudié la valeur didactique du drama, des pratiques théâtrales et, plus largement, artistiques, à partir du paradigme de l’enaction, inscrit dans les recherches autour de la cognition incarnée et des savoirs incorporés. C’est aussi dans ce paradigme que j’ai inscrit mes recherches scientifiques d’abord sur le théâtre, comme Aden, puis, pour prolonger les travaux effectués sur le paradigme enactif, sur les environnements virtuels immersifs (EVI). J’ai souhaité examiner si les EVI permettent aux apprenants d’apprendre une langue, de développer des compétences de communication sur les plans verbaux et non-verbaux, et ce à travers la création de leurs avatars, que je considère comme des métaphores modernes des corps des acteurs/ apprenants.

Je propose de définir les principes sur lesquels repose le paradigme de l’enaction inscrit dans le champ des sciences cognitives et de les appliquer au champ de la didactique des langues à travers l’utilisation de ces nouvelles technologies. Aussi, je présenterai les expérimentations menées sur le terrain, c’est-à-dire dans les EVI avec des étudiants issus de diverses universités françaises et préparant divers diplômes, à partir de travaux effectués en 2016 via Second Life (et présentés au 38ème Congrès de l’APLIUT en 2016) puis, plus récemment, d’expérimentations menées sur Sansar (version augmentée de Second Life), Google 360, mission ISS avec des casques de réalité virtuelle. Je montrerai comment ces expérimentations pédagogiques articulent théorie et pratique pour faire émerger des questions phénoménologiques quant à la valeur ajoutée des EVI dans le cadre de l’apprentissage de l’anglais (Shapiro, 2014).

Références

Aden, J. (2017). Langues et langage dans un paradigme enactif. Recherches en didactique des langues et des cultures, 14-1 (consulté le 21 mars 2017)

Aden (2013). De la langue en mouvement à la parole vivante : théâtre et didactique des langues ». Revue Langages, n°4, pp. 101 à 110

Privas-Bréauté, V. (2017). Développement cognitif et apprentissage/acquisition de l’anglais langue des affaires en IUT à travers le jeu : Utilisation des mondes virtuels. Revue Recherche et Pratiques Pédagogiques en Langue de Spécialité – Les Cahiers de l’APLIUT, « Jeux et Langues dans l’enseignement supérieur », n° 36-2

Shapiro, Lawrence (dir.) (2014). The Routledge Handbook of Embodied cognition. Oxford : Routledge.

Varela, F. (1996). Invitation aux sciences cognitives, traduction de Pierre Lavoie (1988) Paris : Editions du Seuil.

 

Atelier 6

Aude Labetoulle

La modélisation et le tableau de bord pour construire et évaluer un dispositif Lansad

Université de Lille, Laboratoire Formation et apprentissages professionnels (EA 7529)

En partant du constat que le « dispositif Lansad » est un objet complexe, nous avons souhaité mobiliser différents outils empruntés aux théories de la complexité (De Rosnay 1975, Le Moigne 1983, Morin 1990) pour mieux le comprendre. L’objectif ici est de discuter de la complémentarité de trois outils qui ont été utilisés pour construire et évaluer un dispositif Lansad en anglais dans le cadre d’une recherche-action : l’approche des systèmes dynamiques complexes, la modélisation et le tableau de bord.

Nous souhaiterions d’abord justifier en quoi utiliser les théories de la complexité permettent de mieux comprendre le dispositif Lansad, conçu comme un « système dynamique complexe » (Durand 2013, Waninge et al. 2014, Bertin et al. 2010). Ces théories sont alors articulées avec les outils issus de l’ingénierie, tels que la modélisation et le tableau de bord (Walliser 1977, Narcy-Combes 2002, Clivillé 2004, Bertin 2015). Nous présenterons donc ensuite un modèle du « dispositif Lansad », construit à partir des invariants identifiés dans la littérature sur le sujet (Sarré et Whyte 2016, Braud et al. 2015, Terrier et Maury 2015, Bertin 2013, Rivens Mompean 2016, Brudermann et al. 2016). Ce modèle a permis de constituer une grille d’analyse des terrains Lansad, est a ainsi constitué le point de départ pour mener une analyse des besoins en licence de musique et musicologie à l’Université de Lille. Afin de concevoir une nouvelle formation adaptée à ce terrain, nous avons alors fait appel à un tableau de bord. Cet outil nous a permis d’aligner les problèmes rencontrés dans l’environnement d’apprentissage avec les objectifs de la nouvelle formation, les moyens que nous allions mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs et les outils d’évaluation du dispositif. C’est ainsi que le dispositif a pris forme : il s’agit d’un dispositif hybride, donnant une place importante à la spécialisation disciplinaire. Les résultats positifs des évaluations du dispositif tendent à corroborer la pertinence de la modélisation et du tableau de bord comme outils pour penser les dispositifs Lansad.

Atelier 7

Ateliers des éditeurs

Trois éditeurs présenteront leurs produits (15min / éditeur).

Atelier 8 

Marion Warzagier et Sarah Rezenthel

IUT 1 de Grenoble

Le « Parcours culturel et professionnel » à l’IUT1 de Grenoble : expérimentation d’un dispositif pédagogique au service des compétences transversales

À l’IUT1 de Grenoble, nous avons développé en équipe un dispositif d’enseignement-apprentissage s’appuyant sur les avancées, mais aussi les limites de la « neuropédagogie » mises en lumière par les chercheurs et praticiens au cours des dernières décennies.

Le « Parcours culturel et professionnel » est en place dans les huit départements du secteur secondaire que compte notre IUT. Le département Génie Mécanique et Productique expérimente cette année un élargissement du dispositif avec une mise en place conjointe en Expression-Communication et en Anglais, où il est adapté avec quelques variantes sous le nom de « Extra-curricular activities ».

Au-delà de l’objectif commun de développer les compétences transversales et de favoriser l’intégration dans la société de l’étudiant-citoyen, en anglais l’accent est mis sur la pratique de la langue hors présentiel et la connaissance du monde anglophone.

Dans tous les cas, les méthodes pédagogiques choisies ont été largement influencées par les connaissances actuelles sur le fonctionnement du « cerveau qui apprend » et les modèles d’apprentissage validés ou développés au sein des sciences cognitives.

Concrètement, chaque étudiant effectue en autonomie des actions choisies dans une liste large et évolutive. En fin de période, il rend un livret avec les résumés et analyses de ces activités qui sont évalués.

Ce mélange de flexibilité et de contrainte permet de s’adresser aux différents « profils d’apprentissage » (Michel, 2013), tout en favorisant le développement des « intelligences multiples » (Gardner, 2005). Cela encourage également chaque étudiant à développer le goût pour la connaissance et la pratique de la langue indépendamment de son environnement d’origine, dans un contexte où la collaboration est non seulement autorisée, mais aussi encouragée, comme le préconisent les didacticiens Giordan et Develay. L’évaluation effectuée auprès des étudiants en février 2019 fait état de résultats encourageants et donne des pistes d’évolution.

L’objectif de cette communication est donc de partager le dispositif, d’enrichir la réflexion autour de cette démarche et de chercher de nouvelles pistes de développement et d’amélioration, en interaction avec tous les enseignants et les chercheurs intéressés par ce type d’expérimentation ou par ce terrain potentiel de recherche-action.

Références

Michel, François. Les 7 profils d’apprentissage, Eyrolles, 2013

Gardner, Howard. Les Intelligences Multiples, nouvelle édition, Retz, 2005

Develay, Michel. Coopérations et apprentissages, Le nouvel éducateur, N°132/10, 2001. Giordan, André. Les neurosciences : la grande illusion en éducation. En ligne : www.andregiordan.com

Atelier 9

Atelier des éditeurs

Trois éditeurs présenteront leurs produits (15min / éditeur).

Atelier 10

Linda Terrier

Université Toulouse – Jean Jaurès, Laboratoire CAS (EA 801)

Présentation de deux expériences pédagogiques en Lansad qui s’appuient sur l’effet de « l’exemple montré » (« the worked-out example ») ancré dans la théorie de la charge cognitive de John Sweller : un cours de première année en autonomie guidée et un cours de Master « Création numérique ».

Atelier 11 « Un an après… »

Paul Jones

L’approche S.P.I.R.E pour l’excellence dans l’internationalisation des formations

L’internationalisation et son développement occupent une place particulière à l’IUT. Reconnues par les parties intéressées (étudiants, parents, enseignants) comme essentielles pour l’employabilité des futurs diplômés, les compétences internationales sont souvent laissées entre les mains de quelques un.e.s : les enseignant.e.s d’anglais et quelques spécialistes de disciplines, passionnés par le sujet.

Pourtant, rien ne doit être laissé au hasard car l’internationalisation présente des spécificités à respecter. Dans cette communication, l’auteur se concentrera sur les formations en anglais (à l’IUT et dans l’université partenaire) et proposera l’approche S.P.I.R.E. pour structurer la démarche utilisée : Stratégie, Préparation, Initiative, Réalisation et Envoi. L’IUT d’Annecy servira d’exemple.

Un IUT ne peut pas tout faire. Il convient donc d’être Stratégique et faire des choix judicieux. Les acteurs externes (ex. le tissu économique et politique local) et internes (ex. les enseignants, la politique internationale de l’université) à impliquer ainsi que les documents à utiliser dans de tels projets seront abordés avec des exemples concrets d’approche. La discussion avec les partenaires existants sera également traitée.

Dans la phase de Préparation, la connaissance des principes du fonctionnement des relations internationales (la réciprocité, les démarches et documents administratifs, une connaissance des systèmes universitaires des pays cibles, etc.) et la préparation des différents acteurs seront développées.

L’IUT doit également prendre l’Initiative et être à l’écoute concernant le « produit » qu’il propose à ses partenaires pour que ce soit une situation « gagnante-gagnante ».

La Réalisation concrète de l’internationalisation dans une approche systématique (l’investissement dans les déplacements, la signature des accords…) est tout aussi vitale.

Enfin, l’Envoi réciproque des étudiants et du personnel, qui constitue à la fois un point culminant solide (spire) et une base de futurs projets, sera abordé avec l’importance du suivi que cela comprend.

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